Le samedi 21 janvier 2012, nous avons lancé la comité de soutien à François HOLLANDE dans la XIIème circonscription du Rhône, comité que
je co-préside avec Joëlle SECHAUD.
Nous étions nombreux à affirmer que 2012 sera l'année du changement ;
rejoingez nous : envoyez un courriel avec vos noms prénoms, ville et profession à la12emeavecfrancoishollande@gmail.com en indiquant que vous soutenez comme nous François HOLLANDE !
Voici un extrait du discours que j'ai prononcé à cette occasion :
Mesdames, Messieurs,
Chers Amis, Chers Camarades
J’ai une révélation à vous faire. C’est la crise.
Et plus nous avançons en âge, plus l’origine de cette période trouble remonte dans le temps : il y’a peu, c’était la faute aux 35
heures si la compétitivité de notre pays était mise à mal ; mais à entendre aujourd’hui la Droite, comment dit-on déjà, oui, la Droite décomplexée, notre économie serait à genoux en raison
des mesures prises par la Gauche lors de l’arrivée au pouvoir d'un autre François : François MITTERRAND en 1981.
Méfions-nous, car la campagne électorale est encore longue et il est possible que demain, toujours à court d’idée, les porte-paroles
d’un président plus candidat que républicain s’en prennent à Léon BLUM et aux congés payés pour lancer un nouveau rideau de fumée sur la scène médiatique alors que le feu est attisé par leurs
propres mesures idéologiques.
Les 35 heures justement, elles ont crées 350 000 emplois, selon les économistes. Et bien,
depuis dix ans, c’est un peu plus du double d’emplois qui ont été détruis dans l’industrie.
Quel est le rempart contre la délocalisation ? est-ce vraiment le coût du travail en France ? Croyez-vous vraiment que nous
pouvons rivaliser sur les mêmes productions avec des pays dont le salaire mensuel est inférieur à 100 voire 50 € par mois ?
La tentation d’un pseudo protectionnisme en polémiquant sur le taux de TVA n’aura comme conséquence qu’une augmentation des coûts :
nous avons déjà vu par le passé les échecs de ces mesures qui sont sensées être à coût nul pour les consommateurs.
Je ne crois pas un instant que les entreprises répercuteront une baisse des charges pour compenser la hausse du taux de TVA ;
d’abord, parce que oui, nos entreprises souffrent ; et certaines d’entre elles verront dans cette opportunité le moyen de réinvestir : ce seront essentiellement les PME. Pour les
autres, ce sera le moyen de dégager encore plus de bénéfices pour augmenter les dividendes versés à leurs actionnaires.
Au final, ce sera une hausse des prix, donc une nouvelle diminution du pouvoir d’achat avec comme
corolaire, un risque de voir la consommation s’effriter un peu plus.
A ce sujet, il me semble opportun de rappeler que le taux réduit de TVA à 5,5 % a été mis en place par la Gauche en 1982 et plus proche
de nous, c’est le gouvernement de Lionel JOSPIN qui a réduit la TVA de 20,6 à 19,6 %. C’est d’ailleurs une constante dans les choix politiques de Droite et de Gauche :
Au nom de la justice sociale, nous préférons que les ressources de l’Etat proviennent d’un impôt juste et proportionnel, alors que la
Droite transfert l’impôt des entreprises sur les ménages en faisant en sorte que tous même les plus démunis payent : la TVA a cela de social, que tous, même les plus fragiles d’entre nous,
la payent.
Bien sûr, il ne s’agit pas de nier la gravité de la situation économique. Mais la réalité impose de dénoncer les mesures qui nous
touchent dans notre quotidien, ces vraies fausses bonnes idées où la droite incendiaire tente d’éteindre le feu en dynamitant le modèle social.
A propos de TVA, il y’a un secteur qui a été passé sous silence : ce sont les auto-entrepreneurs, qui n’y sont pas soumis.
Permettez-moi de dénoncer cette supercherie.
Dans son obsession de diminuer le coût du travail, considérant que le salarié est une charge et non une richesse, la droite tire sur les
moteurs de l’économie.
C’est d’abord de la concurrence déloyale pour les artisans et les PME, mais c’est aussi entériner
le principe qu’un emploi ne suffit pas et qu’il faut faire des petits boulots à côté pour s’en sortir. En voulant dénoncer le travail dissimulé, la Droite l’a réglementé mais a
faussé les règles du jeu.
C’est ensuite le RSA : illustration du dévoiement du sens que les mots, nous donnant l’illusion que le RMI était dépassé. Mais
c’est aussi le mélange avec Le RSA activité c’est la reconnaissance que le travail ne permet pas de vivre décemment. C’est l’obole de l'Etat pour maintenir des salaires indécents.
Nous voulons avec François HOLLANDE, que le travail retrouve sa dignité.
Le Gouvernement doit se poser la question de la stratégie économique ; nous avons des outils et il est de la responsabilité
politique de s’en servir. Le salarié est une richesse et non une charge.
Ce dont nous avons besoin c’est d’une politique industrielle qui encourage la recherche et le développement et
c’est aussi faire le choix de l’avenir.
Je pense que nous sommes nombreux à avoir découvert récemment que les agences de notation notaient à peu près tout ; nous avons été
abreuvés de ce sarko, pardon sacro-saint triple A qui à lui seul justifiant toutes les mesures de rigueur dans notre pays.
La crise financière résulte d’une spéculation exacerbée sur de l’argent qui n’existait pas. Et pour autant, nous avons subi en pleine
face les répercussions sur la réalité et la destruction de l’argent et des emplois de l’économie réelle.
Malgré ces alertes, répétées, de plus en plus violentes, le monde de la finance qui ne pense qu’à gagner toujours plus continue à
spéculer sur le dos de ceux qui font la vraie vie. Nous avons joué ainsi avec la vie des hommes de tous les pays. Il y’a eu des occasions manquées : sans doute fallait-il sauver les banques
pour éviter un effondrement mondial, mais pourquoi donc leur accorder un blanc seing ? Les milliards donnés, ou prêtés on ne sait plus puisque on ne sait même pas si l’argent existe, l’ont
été sans aucune contrepartie, alors que nous pouvions nationaliser, ou à tout le moins exiger des places dans les CA des organes financiers.
Aujourd’hui le monde de la finance est reparti, et ne joue même plus son rôle de financement de l’économie.
Je l’ai dit, cette crise a détruit trop de familles, d’hommes et de femmes. Elle s’apprête à détruire notre environnement. Rien n’a
vraiment changé, c’est une véritable fuite en avant.
Après l’argent qui n’existe pas, voici la banque du CO2. La spéculation sur l’air sur tout ce qui peut générer des profits devra bien
s’arrêter. Nous ne payons pas les ressources naturelles à leur vrai prix, mais la spéculation est bien là. Il est pus que jamais nécessaire qu'une économie
verte, créatrice de richesse se développe.
La crise que nous subissons, c’est surtout une crise de confiance, une crise de foi si j’ose dire, des deux fois à la fois car notre
pays est au bord de l’indigestion du copinage politique.
Dans le cadre de mes missions d’élus, je suis vice-président de la mission locale intercommunale du SOL. Je voudrais vous faire part de
la discussion que j’ai eue il y’a quelques temps avec un jeune qui ne croyait plus en l’avenir : il m’expliquait ne pas voir l’intérêt de rechercher un emploi car il gagnait plus à faire des
déménagements au noir…
Je lui ai expliqué que la Gauche et la Droite non ce n’était décidément pas pareil, que nous voulons que chacun
trouve sa place durablement dans la société. Il y’a bien deux projets de société, deux sociétés que tout oppose.
Il y’a pour nous, les valeurs fondamentales de la République, celles en lesquelles nous croyons, de justice sociale, de solidarité, en
trois mots, de liberté, d’égalité, de fraternité.
Le message que porte François HOLLANDE est celui-là.
Ce n’est pas seulement la Société que nous voulons changer, la France que nous voulons retrouver. Derrière lui, c’est l’avenir que nous
portons.
Rejoignez le comité de soutien de François HOLLANDE de la XIIème circonscription dès
aujourd’hui.