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Pierre-Bénite, canton d'Irigny

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Lundi 9 novembre 2009
C’est une drôle de partie de poker auquel joue la Droite, avec pour mise l’avenir des collectivités, inquiète de ne pas regagner de Régions lors des élections de mars 2010.
Souvenez-vous, elle nous avait déjà fait le coup en 2004 avec les lois dites de décentralisation ; après les élections, les compétences avaient été en partie transférées, mais ce sont surtout les dettes qui sont passées de l’Etat aux Régions.

Pour 2010, l’UMP a encore appris en machiavélisme ; non seulement elle prépare l’alternative pour après mars 2010 avec des lois permettant un ajustement variable en fonction des résultats électoraux, mais surtout, elle tente d’organiser la campagne en feignant de monter sa propre opposition territoriale au gouvernement : la fronde... ou comment une Droite s’opposerait à une autre, alors qu’elle siège dans les deux camps… Raffarin contre Sarkozy ? 

Il y’a derrière une apparente schizophrénie, une dichotomie stratégique
 
: l’ancien élu régional a la rancune tenace et garde un œil sur qui pourrait ravir la présidence de Région à la dame de Poitou Charente… Tant pis si le sénateur doit son siège à l’UMP et soutient la politique gouvernementale. Le prétexte est vite trouvé pour faire croire à une opposition et occuper le devant de la scène : on n’est jamais aussi bien servi que pas soi-même.

Derrière le tapage médiatique, il y’a le travail des élus locaux. Et depuis 2004, les Régions dirigées par la Gauche ont montré leur dynamisme au service des citoyens. En Rhône Alpes, le budget de la formation a connu une augmentation sans précédent ; le cadencement des trains et le renouvellement des rames rendent les transports en commun attractifs pour les Rhonalpins. La Région s’est engagée sur la voie de l’écologie en encourageant l’investissement dans le développement durable, en témoigne les lycées construits ou rénovés avec les cibles HQE..

La réforme territoriale a de quoi inquiéter : c’est un retour à la centralisation, une perte d’autonomie des collectivités territoriales qui verront la plus grande part de leurs recettes sous la forme de dotations de l’Etat. Pour les Régions, c’est la perte de la compétence générale avec les répercussions sur la diminution des aides au monde associatif, sportif et culturel au premier chef.

Rhône-Alpes, comme bien d’autres régions, sont sorties de l’assoupissement dans lequel la Droite et le Centre les y avaient plongées. Ne laissons pas l’UMP aux rêves obscurs, transformer en cauchemar la réalité locale.
Par DCH - Publié dans : National
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Dimanche 4 octobre 2009
Les attaques n’en finissent pas contre les services publics sommés d’être rentables financièrement et soumis à une logique marchande contre laquelle ils s’opposent par essence. Après France Telecom, le démantèlement d’EDF, l’absorption de GDF par SUEZ, la braderie des autoroutes aux majors du BTP, voici que le gouvernement saisi le prétexte d’une directive européenne pour privatiser le service public postal et bancaire. Il faut dire que le rejet du traité constitutionnel européen, n’a pas permis d’inscrire la notion de services d’intérêts généraux dans la loi pour les protéger…

Mais les ministres jurent leur grands dieux qu’il ne s’agit pas d’une privatisation !
Certes, il s’agit d’une transformation de statut pour créer une SA. Rien ne pousse ensuite à la privatisation, sauf que les faits sont tenaces : chaque ouverture du capital d’une grande entreprise public s’est traduite quelques années après par la cession au privé.

Hors, à chaque fois, il s’agit d’un patrimoine commun construit au fil des ans avec l’argent de nos concitoyens ; mais au-delà même de l’approche financière, il y’a la logique d’aménagement du territoire et de service rendu à la population. D’aucun diront que La Poste fonctionne mal, que faire la queue 20 à 40 minutes pour retirer un pli est insupportable et auront raison d’appeler une modernisation. Mais le projet qu’on présente aujourd’hui est bien loin de celui-là : le glissement vers une meilleure rentabilité est antagoniste d’un meilleur service.

Nous sommes en territoire urbain ; les conséquences d’une privatisation seraient moindres pour nous : diminution du nombre de tournées ; centralisation du courrier qu’il faudra aller chercher au bureau de poste car le dépôt en boîte aux lettres sera devenu plus cher, suppression des guichets de proximité, et c’est peut-être demain à Oullins qu’il faudra faire la queue pour retirer ou envoyer un colis.
Peut-être d’autres sociétés, déjà sur les rangs, proposeront les services dont nous bénéficions aujourd’hui mais à des tarifs supérieurs…

Et quid des zones rurales ? peu d’opérateurs se bousculeront pour couvrir des territoires à la rentabilité incertaine qui se désertifieront. Nous avons l’exemple de l’accès à l’Internet ; les campagnes devront demain se contenter d’un service courrier à bas débit qui sera centralisé dans les chefs-lieux à 5 ou 10 km des lieux d’habitations.

C’est tout cela qui est en débat aujourd’hui ou plutôt c’est à cet appel au débat sur l’avenir de notre service public que le collectif regroupant avec le Parti Socialiste, 62 partis de gauche, associations et syndicats appelle (voir le site du collectif).

Les Français ont marqué hier leur attachement à la Poste : près de 10 000 bureaux de vote étaient ainsi tenu par des militants dans toute la France. A Pierre-Bénite, où les élus de la majorité se sont engagés dans le combat, c’est plus de 1 000 votants parmi lesquels des employés de la Poste, qui ont déposé un bulletin dans les urnes. Quelques votes blancs ont été recensés, un peu plus de 20 favorables au projet du gouvernement et au total 999 voix s’élèvent contre ce projet.

Partout en France, la mobilisation a été au rendez-vous : au-delà de l’opposition au projet de transformation de la Poste, les Français demandent au gouvernement d’organiser un vrai référendum pour demander notre avis sur un bien commun.
Par DCH - Publié dans : National
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Vendredi 2 octobre 2009

Vous trouverez ci-dessous l'intégralité de l'interview que j'ai accordé au journal Miroirs n°68 d'octobre 2009 :


Quelle forme prend l’action de la ville en matière d’emploi :


La ville est partie prenante dans plusieurs organismes pour accompagner les habitants dans leurs démarches ; la maison du développement, qui est un service municipal, apporte un soutien direct aux demandeurs d’emploi ; selon nécessité elle oriente en fonction de la situation personnelle vers la structure la plus appropriée : par exemple pour les jeunes de moins de 26 ans vers la mission locale, située à Oullins et dont je suis Vice-Président.  


Notre ville accueille aussi Graine de Sol qui permet à de futurs entrepreneurs de tester leur projet d’entreprise ; la journée portes ouvertes du 25 septembre fut d'ailleurs un succès.

Nous menons ce travail de fonds tout au long de l’année, en l’accompagnant de temps forts comme la rencontre emploi, « jobs et cités » ou encore les ateliers emploi à l’H2VJ.

 

Pourquoi se substituer au Pôle Emploi ?


Il ne s’agit pas de se substituer au Pôle Emploi mais d’apporter une aide complémentaire à nos concitoyens. Par ailleurs, il me semble que le Pôle Emploi a déjà fort à faire avec une réorganisation imposée par une logique budgétaire dont la motivation rampante est le glissement vers le privé du service public. Comme la plupart des conseillers, soucieux de mener à bien leur mission, mais qui n’en ont plus vraiment les moyens, nous réfutons le terme de « client » pour les demandeurs d’emploi. Nombre d’usagers se plaignent des conditions d’accueil, du manque de disponibilité de leur conseiller, et au final de la dégradation du suivi. On ne peut pas culpabiliser les demandeurs d’emploi à longueur de temps.

Nos équipements, par leur proximité, permettent de combiner les énergies au service des Pierre-Bénitains. Nous avons la volonté de mobiliser toutes les énergies au service de l’emploi.

 

Qu’avez-vous pensé de la mise en place du RSA ?


Pour essayer de faire simple, le RSA comprend deux sous-ensembles :

-  d’une part, il remplace le RMI, qui avait été mis en place par le Gouvernement de Michel Roccard en 1988 ; rien ne change en apparence, mais il faudrait plus de temps pour vous exposer les mécanismes qui risquent de provoquer une dégradation du service rendu aux bénéficiaires.

-  d’autre part, derrière l’intention louable en apparence de redonner du pouvoir d’achat aux plus fragiles, il consacre le statut de travailleur pauvre ; au lieu d’inciter les employeurs à proposer des postes sûrs et dont la rémunération permet de vivre décemment, le gouvernement cautionne le recours à l’emploi précaire en versant une allocation comme un complément de salaire.

Les dispositifs d’insertion n’ont de sens que s’ils permettent effectivement aux bénéficiaires de retrouver une situation stable avec une rémunération leur permettant de vivre ; il est à craindre que le RSA, malheureusement, génère des déceptions et plus grave, ne permette pas au final aux plus fragiles de sortir de la précarité mais au contraire les y enferment.

Par DCH - Publié dans : Vie locale
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Dimanche 30 août 2009
Avec l’été les dépêches pour que Nicolas Sarkozy reste sur le devant de la scène – un jogging, un malaise, une baignade – sont revenues ; une atmosphère apaisée pendant que les attaques contre notre modèle social se poursuivent.

Discrètement, la Poste bientôt transformée en SA pourra être alors privatisée et disparaître du service public. Les niches fiscales sont montrées du doigt, mais le bouclier préserve les plus favorisés de tout effort de solidarité. Le travail du dimanche s’installe quand nombre de chômeurs voudraient déjà simplement travailler la semaine.

On nous a asséné pendant des mois que la crise était là, si bien qu’elle a fini par se produire ; désormais, les Etats Unis communiquent sur la reprise, la bourse repart et les banques remercient les contribuables d’avoir renfloué leurs caisses pour mieux se les partager.

Le Monde irait-il mieux ? et la France ? La diminution du chômage en juin – en grande partie attribuée au défaut d’actualisation des situations des demandeurs d’emploi en temps et heure – risque fort d’être balayée par le retour à la réalité du mois de septembre que l’on annonce déjà très mauvais.

Et voilà que le porte parole du gouvernement annonce jovial que la loi sur le travail dominical serait opérationnelle dès la rentrée pour permettre aux salariés volontaires d’accroître leur pouvoir d’achat. Il ne fait pourtant aucun doute que la nécessité porte à être volontaire, lorsque le salaire de base ne permet pas de vivre et que la menace de perdre son emploi plane.

« Malgré la crise, Sarkozy creuse son sillon libéral » titrait le journal Les Echos courant août. Mais l’Homme s’épuise à cultiver sur la terre aride des espoirs déçus, car rien ne pousse à l’ombre du libéralisme exacerbé.
Par DCH - Publié dans : National
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