David CHIZAT
Maire-Adjoint de Pierre-Bénite

Joëlle Séchaud est enseignante en lycée professionnel et conseillère municipale d’Oullins ; je connais son attachement aux valeurs de la Gauche, sa compétence et son implication dans ses responsabilités politiques. C’est avec plaisir que je me suis engagé à ses côtés en tant que suppléant pour qu’avec la dynamique impulsée par François Hollande, nous changions de député dans notre circonscription.
Une journée pour les femmes ? une seule pour toutes les femmes ?
Donc il reste 364 jours dédiés aux hommes... mais attention, il existe une journée du refus de la misère (17 octobre), une journée internationale du handicap (3 décembre, si on considère qu'être un homme n'en est pas un, et non, je n'ai pas dit que ca faisait doublon avec la journée de la femme !), une journée internationale de la paix (21 septembre), une des musées (18 mai), une de lutte contre le sida (1er décembre), une pour l'élimnation des discriminations raciales (21 mars), une de lutte contre l'homophobie (17 mai), une journée internationale de la danse (29 avril) une journée nationale de la courtoisie au volant (18 avril, mais ca ne concerne pas beaucoup d'hommes).
A noter : je n'ai pas connaissance d'une journée consacrée au sport...
Il reste encore beaucoup de jours pour les hommes non miséreux, en bonne santé, sexistes, racistes, homophobes, et accessoirement ne sachant pas danser ne fréquentant pas les musées... c'est encore trop.
Et puis, il y a des actes aussi insupportables que répréhensibles et incompréhensibles dans une société qui se prétend civilsée. Certes, il y a une journée aussi : le 17 décembre 1999, l'Assemblée générale de l'ONU a proclamé le 25 novembre Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Mais il appartient à nous tous au quotidien d'être vigilant pour qu'enfin disparaisse cette image insoutenable de la violence conjugale et ce chiffre inacceptable d'une femme décédée tous les quatre jours sous les coups.
Beaucoup de combats ont été menés, la plupart du temps, comme souvent, à l'initiative d'intégristes du féminisme. Je ne partage pas toujours leurs manières, mais rejoins leurs causes, car sans elles, qui sait si elles auraient voté le 29 avril 1945 ? En politique, dans la vie professionnelle, elles sont de plus en plus nombreuses à accéder aux responsabilités. Enfin. Cependant, il reste encore du chemin à parcourir : sur le plan de l'égalité des salaires par exemple.
Pour autant, j'étais et je demeure contre la loi sur la parité ; comme toute forme de discrimination positive, parcequ'elle est discrimintation et qu'elle n'est pas conforme aux valeurs de notre République. Je souhaite qu'un jour, le plus tôt possible, nos instances, nos cadres et chefs d'Entreprises reflètent notre société, mais la loi, contraignante, n'est pas pour moi le moyen d'y arriver. Car si demain, on décrète que le Parlement doit compter à l'image de la société 50 % de femmes et les quotas de noirs, de beurs, d'asiatiques, d'handicapés, d'homosexuels, et de jeunes (etc.) la méthode la plus simple pour y parvenir sera celle de l'échantillonage mathématique plutôt que l'élection démocratique. Et on risquerait de se priver de la compétence de certains hommes, au seul motif qu'ils sont trop nombreux. Il faut réformer les mentalités et l'éducation que nous dispensons.
Je n'ai aucun été d'âme à voter pour une personne, qu'elle qu'elle soit, dès lors que je partage ses idées : ce qui ne peut que m'inciter à lancer cet appel, que notre parti soit lui aussi à l'image de notre sociétés. Mesdames, et autres citoyens concernés par la vie politique de notre pays, battez-vous pour vos droits, mais battez-vous aussi dans un parti politique...
Les mentalités changent, trop lentement certes. Nous aurons le plus tôt sera le mieux, une égalité dans tous les domaines. Elle ne doit pas se faire au détriment ou l'avantage des un(e)s ou des autres. C'est l'égalité de notre devise républicaine (Liberté, Egalité, Fraternité sont des noms féminins) qui doit enfin s'appliquer, pour tous et toutes...
L'absorption de Suez par Gaz de France n'a d'autre issue logique que la nationalisation du groupe Suez ; en effet : dans la loi du 9 août 2004, qui transformait EDF et GDF en sociétés anonymes , le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie de l'époque (Nicolas Sarkozy) avait prévu que l'Etat détiendrait plus de 70 % du capital. Le décret 2005-125 du 15 février 2005 précise dans son article 1er : "Le transfert au secteur privé d'une part minoritaire du capital de Gaz de France est autorisé. A l'issue de ce transfert, l'Etat détiendra plus de 70 % du capital de Gaz de France".
Souvenons-nous, juin 2005, GDF entre en bourse, par le jeu de la cession de 20 % de capital associé à une augmentation de capital. L'Etat justifie son désengagement de l'Entreprise publique par une logique de développement de l'activité de GDF en Europe... qui a bien du mal à masquer la nécessité du Gouvernement à trouver de l'argent masquer en partie la charge financière que sa politique fait peser à la France...
Et puis, l'argument patriotique de la création d'un grand groupe national de l'énergie résonne comme une volonté de l'Etat de renouer avec une politique d'interventionniste volontaire, surtout sur le sensible sujet de l'énergie.
Et puis, ce sont nos parents, grands parents, qui ont financé et construit les infrastructures de Gaz de France...
A moins que ?
A moins que ce gouvernement n'ait que faire de la parole donnée et transcrite dans la loi.
A moins que l'ambition industrielle qu'il promettait à GDF en 2005 n'était qu'un leurre et qu'il réalise aujourd'hui ce à quoi l'ouverture du capital aurait déjà du servir hier.
A moins qu'il n'ait pas de politique industrielle...
A moins qu'après un non au référendum, brandir l'épouvantail du prédateur italien, après celui du plombier polonais, lui permette d'attiser le repli sur soi pour rester plus durablement dans cette Europe libérale, qui au fond lui convient bien.
A moins que tout cela ne soit que masquarade pour masquer la volonté de privatiser complètement Gaz de France pour trouver de l'argent...
L'Etat abandonne une nouvelle fois une partie du patrimoine national, en allant au devant d'une accélération de la libéralisation de l'énergie en faisant de surcroît de GDF un concurrent d'EDF.
Suez n'est sans doute pas le pire des grands groupes. Mais l'ambition et les valeurs d'un groupe privé, si respectables soit-elles ne sont pas facilement conciliables avec le service public. Comment ne pas craindre pour l'emploi des deux sociétés une fois fusionnée en une seule entité ? Et pour la sécurité des installations lorsque l'intérêt des actionnaires prime ?
Il faut souligner l'initiative de Madame Le Maire de soumettre à la concertation des citoyens de Pierre-Bénite le projet d'aménagement de la place de la Paix. Rien ne l'obligeait en effet à le faire, et c'est là un bel exemple de démocratie locale. Puisse chaque concitoyen s'exprimer ! c'est ce que je l'invite à faire en livrant dans ces lignes quelques éléments de réflexion...
Cette place est aujourd'hui un espace strictement minéral, servant essentiellement aux marchés des mercredis et dimanche et au stationnement les autres jours.
Un bon projet, mais pas adapté ?
Hors, l'aménagement présenté en réunion publique et proposé par le Grand Lyon se concentre sur la fonction première et fait de la place de la Paix la place du marché en supprimant la capacité du stationnement alors que ce projet devrait justement être l'occasion de se poser la question de l'avenir de notre centre ville, du centre vie.
Le centre de notre commune glisse irrésistiblement vers le Boulevard. Enfermer le marché sur la place de la Paix, en relégant les voitures des clients sur la place des anciens de l'Electrochimie (vers le Brotillon) va à l'opposé du bon sens. Pour redynamiser le commerce de centre ville, il est vital de ramener la zone de chalandise et d'attractivité proposée par le marché au plus près de la rue Roger Salengro : autrement dit, (re-)mettre le marché sur la place Jean Jaurès.
l'aménagement doit préparer l'avenir...
Le défi n'est pas facile, car il suppose une reconsidération des aménagements, des sens de circulation mais il mérite le débat. Dans ce cas de figure, le marché primeur resterait sur la place de la Paix, et les forains non alimentaires prendraient possession de la place Jean Jaurès.
Le stationnement sur la place de la Paix pourrait ainsi être préservé sans nécessiter l'ouverture de l'espace que le projet actuel réserve seulement aux marchands. Car les besoins en parking sont permanents : pour les rivrains, mais aussi les soirs de spectacle, pour les cars les jours de voyage scolaires...
Le projet actuel, qui prévoyait dans une phase d'aménagement ultérieur la suppression du parking entre la mairie et la poste actuelle : fort heureusement, cette solution est à présent abandonnée.
Du vert !
Il ne sera pas difficle de faire mieux que ce vaste désert de bitume. La nouvelle place doit être un espace végétalisé et convivial, pourquoi pas en créant un espace vert, petit square, où nos anciens pourraient s'installer mieux que sur les bancs de la poste actuelle.
Le projet actuel amène des arbres, mais encore un peu plus de vert pour continuer à développer ce cadre où il fait bon vivre.
Madame Le Maire, vous montrez régulièrement votre volonté d'écoute des habitants de notre commune. La nouvelle place de la paix ne doit pas seulement être mieux que l'actuelle. Elle doit être un endroit où chaque Pierre-Bénitain puisse se retrouver. Je ne doute pas que vous serez attentive à leurs remarques. Ce projet aussi, construisons le ensemble.
Pour la première fois, la justice française a condamné l'auteur de propos homophobes. Il est d'usage de ne pas commenter une décision de justice, d'autant que le jugement en appel ne sera pas connu avant plusieurs mois. Pour autant, lorsque le protagoniste de l'affaire est un élu du Peuple, le rappel à la loi raisonne plus fort dans les consciences.
Nous pouvons regretter que les réprimandes du président de l'UMP suite aux déclarations du député du Nord du 7 décembre 2005 ne se soient pas traduites dans les actes et déplorer que Nicolas Sarkozy, en refusant d'exclure Christian Vanneste ait fait le choix d'apporter tacitement son soutien au député homophobe. Mais comment un député qui tient publiquement un discours contre notre société pourrait-il être désavoué par un ministre dont les propos blessent notre République, tant l'un et l'autre sont imprégnés de discrimination ?
Ce jugement tombe au moment qu'a choisi le collectif des maires pour l'enfance - à moins que ce ne soit l'inverse - pour afficher une homophobie latente ; et le prétexte de l'enfance sonne bien étrangement dans cette affaire : au nom du "principe de précaution" les auteurs se prononcent contre l'encouragement des unions homosexuelles. De la à en déduire qu'ils prônent le mariage contre nature d'un homosexuel avec un hétérosexuel...
Devant une telle hargne, à peine dissimulée, on est tenté de s'interroger sur les motivations de ces élus : les homos seraient-ils des citoyens de seconde zone ? Durant combien de temps encore deux personnes de même sexe ne pourront-elles pas accéder aux mêmes droits ques les couples hétérosexuels ?
Ce collectif, formé pour l'occasion fait écho à l'entente parlementaire (soutenue par l'UMP) pour la défense du droit fondamental de l'enfant d'être accueilli et de pouvoir s'épanouir dans une famille composée d'un père et d'une mère (dont fait partie Christian Vanneste, et dans notre département, le sénateur-maire François-Noël Buffet et les députés Philippe Cochet, Georges Fenec, Bertrand Perrut et Christian Philippe) et ne peut cacher une union avec les thèses les plus conservatrices de notre paysage politique, d'ordinaire défendues par les mouvements d'extrême-droite.