Bien sûr les jeux olympiques ne sont pas politiques ; mais alors, pour
quelles raisons donc faire grand cas d'une rencontre avec le Dalaï Lama puisqu'il n'y a pas de rapport ? D'ailleurs, les jeux ne peuvent pas avoir de signification politique, car la conscience
mondiale ne pouvait donner à un pays qui ne respecte pas les libertés fondamentales et médaille d'Or des exécutions capitales, l'organisation des Jeux Olympiques l'année des soixante ans de la
Déclaration Universelle des Droits de l'Homme... Et c'est bien parce que ces jeux ne sont pas politiques que le représentant du peuple Européen, le Président
du Parlement, Hans-Gert Pöttering, ne s'est pas rendu à Pékin. Finalement, on ne sait pas si c'est le Président de la République Française ou de l'Europe qui y'est allé... Il serait temps de construire une
vraie Europe politique.
Bernard Laporte, secrétaire d'Etat aux sports l'a formidablement rappelé : interrogé sur la question des droits de l'Homme, il a souligné la qualité de l'organisation et de l'accueil de la
délégation française par la Chine. A coup sûr, une réponse de sportif, pas de politique.
Comme pour la compétition sportive, la Chine a gagné sur la scène internationale, faisant plier les pays en faisant miroiter un peu de richesses résultant d'une croissance à deux chiffres. Drôle de jeux...
Présidente : épouse d'un président ; c'est ainsi que le dictionnaire (CNTRL) défini le titre de Carla Bruni-Sarkozy. Elle n'est pas élue, n'a pas de fonction. Depuis l'affaire
des infirmières bulgares, quelle est donc cette étrange manie du Président de la République de déléguer à ses femmes les rôles de la diplomatie Française ? L'Etat ne manque pourtant pas de
représentants... Drôle de République...
Pour la venue du Dalaï Lama (prix nobel de la Paix, faut-il le rappeler), le chef de l'Etat délègue donc à
la présidente le soin d'assister à une manifestation, faute d'agenda présidentiel compatible. Pourtant, le 10 juillet 2008, Nicolas Sarkozy avait déclaré, en se posant comme défenseur des Droits de
l'Homme : «Il y a des choses que je ne dirai pas à la Chine parce que la Chine doit être respectée, mais il y a des choses que la Chine ne doit pas dire aux
pays européens» «Ce n'est pas à la Chine de fixer mon agenda».
Mais où sont donc passés (dans l'ordre du protocole) le Premier Ministre, le Président du Sénat, celui de l'Assemblée Nationale ? N'avions-nous pas une secrétaire d'Etat aux Droits de
l'Homme ? La France dans un rôle de potiche en lieu et place d'une rencontre politique symbolique ; alors le Président de la République essaie de faire oublier cette
nouvelle bourde en gesticulant en Géorgie.... Gageons pour les populations meurtries que le plan de paix qu'il défende établisse les conditions d'un retour au calme et peut-être d'une issue
pacifique durable...