Ladéclaration de principequi vient d'être adoptée rappelle le sens de notre engagement : Socialistes,
nos valeurs demeurent le combat pour l'égalité, la justice sociale.
Notre parti est la seule force d'opposition crédible à l'individualisme et à la primauté de l'argent sur l'humain, dogme érigé en programme politique par la Droite. Pourtant, nos idées, le projet
de société porté par Ségolène Royale a fait long feu. La faute à une campagne démagogique et à une monopolisation des médias par le candidat de Droite ? Pas seulement... Malgré la ferveur populaire qu'a portée notre candidate, nous n'avons pas su convaincre nos concitoyens.
La période du Congrès qui s'est ouverte doit être celle du rassemblement de tous les Socialistes ; ce n'est pas une condition suffisante, mais elle est nécessaire pour changer notre société ; il est primordial qu'au lendemain de Reims nous décidions
de la ligne à tenir et que ce cap soit tenu par notre premier secrétaire, qui ne soit plus contesté sur le devant de la scène.
Je ne crois pas en la définition d'un projet sans qu'il soit incarné par un leader charismatique. Celui qui a des idées mais ne sait pas communiquer n'est pas plus avancé que celui qui n'a pas
d'idées... Mes idées sont toujours celles de la sociale-démocratie, mais l'homme capable de rassembler sur cette ligne défend désormais nos convictions au FMI.
Dans cette reconstruction de la Gauche, pour préparer l'avenir de notre pays, deux personnes sont à mes yeux capables de jouer ce rôle. Ségolène et Bertrand. Mais d'eux deux, seul Bertrand Delanoë me semble à même de défendre nos valeurs, transformer ce qui fait l'histoire de notre parti pour aller de l'avant.