Le capitalisme est-il moribond ? Les Etats-Unis nationalisent et à entendre le Président français
devant l'ONU ou à Toulon, on pourrait bien croire au retour de l'intervention forte de l'Etat dans le contrôle économique.
Sauf que... La France n'a plus les moyens d'une politique volontaire. Depuis 2002, les aides attribuées sans contrepartie aux entreprises, quelques fois se
souciant bien plus de leurs profits que de leur avenir et de leurs salariés, ont dilapidé les fonds qui auraient du servir à insuffler à notre pays une vraie politique industrielle. Notre pays est
bien mal préparé à cette crise car, à supposer que le discours de Nicolas Sarkozy traduise une volonté réelle d'agir sur l'économie, il n'en a plus les moyens. Et le discours de Toulon de ressembler aux promesses du candidat UMP à la présidence, lorsqu'au milieu des ouvriers inquiets de la fermeture de leur usine
il annonçait qu'il ne laisserait pas faire.
Quelle a été l'action de son gouvernement depuis mai 2007 ? des aides à ceux qui n'en ont pas besoin ; un bouclier fiscal, dont la traduction réelle est qu'aujourd'hui tout nouvel impôt
créé ou nouvelle mesure à financer ne concerne pas les familles les plus riches de France et que c'est en grande partie aux classes moyennes que l'on demande de redoubler d'efforts.
La nationalisation des entreprises dont la survie est capitale pour le pays ou qui présente un intérêt stratégique est une nécessité. Mais il
n'est pas cohérent que les entreprises aidées par l'Etat à un moment et devenues prospères sortent du domaine public ; il est temps d'arrêter la folie financière qui transforme les pertes en
impôt et les profits en dividende privés.
Une des premières mesures du gouvernement en conformité avec le discours du président de Toulon, serait déjà d'arrêter le privatisation des services
publics.