Partager l'article ! le projet de TVA à 7 % ou comment favoriser le chacun pour soi: Et revoici la TVA sociale sous un autre jour ; en proposant de passer de 5,5 à ...
David CHIZAT
Maire-Adjoint de Pierre-Bénite

Joëlle Séchaud est enseignante en lycée professionnel et conseillère municipale d’Oullins ; je connais son attachement aux valeurs de la Gauche, sa compétence et son implication dans ses responsabilités politiques. C’est avec plaisir que je me suis engagé à ses côtés en tant que suppléant pour qu’avec la dynamique impulsée par François Hollande, nous changions de député dans notre circonscription.
Et revoici la TVA sociale sous un autre jour ; en proposant de passer de 5,5 à 7 % (soit une augmentation de 27 %) le taux de TVA) pour le bâtiment, les services à la personne, les travaux à domicile et la restauration, le Gouvernement avoue sa défaillance et recherche à tous crins de nouvelles ressources pour pallier une gestion hasardeuse des finances de l'Etat depuis bientôt 10 ans.
Après avoir baissé la TVA dans la restauration de 19,6 % à 5,5 %, la création d'un taux intermédiaire est empreint de regret ; la Droite avoue l'erreur d'avoir accédé à la demande de grands chefs, constitués en lobbie pour augmenter leur marge ; hors la restauration est un secteur dont les emplois ne sont pas délocalisables et dont les offres ne parviennent pas toutes à être pourvues... et passer la TVA à 5,5 % sur un menu à 150 € ne permet pas pour autant à donner à manger à tous. La baisse de la TVA dans la restauration a provoqué un manque net à gagner pour l'Etat.
Il n'en est pas de même pour le bâtiment ; si ce secteur est également en
tension, la baisse de la TVA a permis de réduire considérablement le travail dissimulé, et en augmentant la demande, il y'a eu création de vrais
emplois. L'augmentation du taux de TVA, comme pour les services à la personne, aura un impact direct sur la demande. Pire, il met en
concurrence les entreprises et les artisans avec les autoentrepreneurs qui ne sont pas assujettis à la TVA : avec ce type de mesure, la Droite favorise donc la création
d'autoentreprises plutôt que d'entreprises, incitant chacun à créer un emploi accessoire plutôt que de favoriser ceux qui peuvent créer vraiment de l'emploi, et tout ça sans nouvelles recettes
fiscales.
Une nouvelle fois, l'UMP s'en prend au monde de l'entreprise de proximité, le tissu des PME
et des artisans qui créent l'emploi local et fon vivre l'économie de proximité ; son choix est clair, favoriser le développement du travail d'appoint ; c'est accepter que le
travail ne permette pas de vivre décemment et reconnaitre que pour gagner de quoi vivre, il faut travailler plus par soi-même et pour soi-même. C'est un
calcul à court terme puisque le secteur de l'emploi de proximité, non délocalisable entre en concurrence de front avec le "système D ". Il est grand temps de
changer de société.